Des travaux de Titans pendant neuf ans

Ils sont lancés le 15 juin 2006 par le Premier Ministre de l’époque, M. de Villepin accompagné du Ministre des Transports, M. Perben, des Présidents de Régions, M. Le Grand, M. Duron et enfin du Maire du Mont-Saint-Michel, M. Gaulois ceint de son écharpe tricolore.
La construction d’un nouveau barrage sur le Couesnon, le premier chantier.

L’originalité du fonctionnement du barrage, est à la fois d’accumuler l’eau d’un côté, pour générer des chasses de l’autre, et ainsi repousser le maximum de sédiments vers le large.
Fermeture du barrage Environ 1h30 avant la pleine mer, le niveau de l’eau monte progressivement en aval du barrage côté baie, formant un peu comme un lac.
Le remplissage du Couesnon par le dessus des vannes qui s’abaissent doucement 10 minutes avant la pleine mer, il dure 1h40. Ce que montre la photo ci-dessous.
Des bassins réservoirs supplémentaires. Pour augmenter l’effet de chasse d’eau et leur durée, on a créé une lagune artificielle au bout du Couesnon, vers Pontorson à plus de 5Kms du Mont. Volume d’eau de mer stockée environ 300.000 M3.

Ouverture des vannes à marée descendante, l’effet de chasse. L’eau de mer accumulée dans le Couesnon va être libérée. Ce sont les lâchers d’eau qui suivant les marées ont une durée qui peut varier entre 2 et 5 heures. C’est l’effet de chasse.

Vue d’ensemble du barrage

Le barrage constitue un véritable balcon sur la mer. Au-delà de sa fonction hydraulique, le barrage constitue un lieu de visite sur son pont-promenade. Il fait 132 mètres de long et relie les deux berges du Couesnon. On y accède par un escalier monumental. Descendre à l’arrêt du Passeur « Place du barrage ».
Le percement du chenal Ouest du Couesnon


Le vieux dicton sur le Mont-Saint-Michel, n’est plus valable. A la sortie du barrage, le Couesnon se divise maintenant en deux chenaux Ouest et Est, qui vont couler de chaque côté du rocher du Mont-Saint-Michel. On perce un nouveau chenal côté Est. Ainsi le vieux dicton « le Couesnon en sa folie, a mis le Mont en Normandie » n’est plus valable ! Le Mont n’est plus soumis aux caprices des méandres du petit fleuve depuis le 18 mai 2015.

D’ou une nouvelle carte postale pour satisfaire les deux provinces…

Comment établir un pont-passerelle sur du sable mouvant ? Tel est le défi que devaient relever les ingénieurs.
La technique des pieux forés

Le schéma montre la technique utilisée pour les 138 pieux coulés, qui supporteront le tablier du pont-passerelle. En (1) début du forage par extraction de la tangue avec une vis sans fin et injection d’un ciment spécial (bentonite) qui empêche l’effondrement des parois. (2) Descente dans le puits d’une armature métallique de 20 m de long pour le coulage du béton armé. Enfin en (3) introduction d’un poteau métallique plein à l’intérieur du pieu et scellé avec du ciment. Profondeur variable de 17 à 24 mètres.
138 poteaux espacés tous les 18 mètres, longueur du pont-passerelle 760 mètres, réalisé avec 63 travées métalliques.

La structure métallique du pont-passerelle en juillet 2013
Le pont-passerelle s’ouvre aux piétons un an plus tard, en juillet 2014.


Le dernier grand chantier : La démolition de la vieille digue-route historique



L’inauguration officielle du « Rétablissement du Caractère Maritime du Mont-Saint-Michel » le 31 octobre 2015, par le Président de la République.




























