Le Mont et la 2e Guerre Mondiale

Le 3 septembre 1939, débute la  2e Guerre Mondiale.  Le pays va être occupé, même dans les régions reculées de la Normandie, comme le Mont-Saint-Michel.     

Le Mont-Saint-Michel sous l’occupation

On aperçoit sur cette photo des officiers allemands posant de façon décontractée sur la digue au début des années 1940. Des camions militaires sont garés en bordure de la voie ferrée du petit train du Mont-Saint-Michel qui ne fonctionne plus et la digue est désertée  par la population civile. En effet le Mont était devenu un lieu de visite réservé uniquement aux occupants, la zone côtière étant interdite aux visiteurs.

Seuls les militaires allemands en permission peuvent venir en groupes, faire une coupure dans leurs factions et la surveillance des côtes. On les voit descendre de la digue-route et emprunter la passerelle en bois, qui permettait de gagner la porte d’entrée, même à marée haute. Elle a disparu lorsque l’on a démoli la digue-route en 2014.

Des allemands en permission se rendent au Mont

Mais les officiers se rendent également au Mont. C’est sans doute le général Von Rundstedt et des officiers de son état- major, que l’on peut reconnaître dans la Grande Rue du Mont, à la hauteur de l’église Saint-Pierre.   

Dans son livre « Le Mont-Saint-Michel, sous l’occupation » Monsieur Emmanuel Villain estime d’après des archives, à 325.000 le nombre de soldats allemands qui sont venus se promener dans la vieille cité, durant la guerre.

 

 

Crypte des Gros Piliers, située sous le choeur de l’église abbatiale.

Madame Nicolle, la femme d’un ancien maire du Mont, m’a raconté que la crypte des Gros Piliers avait servi d’abri aux quelques habitants restés au Mont et elle était parmi eux ! C’était durant les bombardements qui faisaient rage à quelques kilomètres, en juillet 1944 sur Avranches et Pontaubault. C’est vraiment extraordinaire que le site du Mont-Saint-Michel n’est pas été atteint par les bombardements !

La « percée d’Avranches » le 31 juillet 1944, et la libération du Mont-Saint-Michel.   Depuis  le débarquement des Alliés le 6 juin, la percée d’Avranches réussie, va provoquer ce que l’on appelle  « le tournant »  dans la guerre.  Les armées alliées vont pouvoir libérer la Bretagne.

 

Sur la digue un américain bavarde avec un restaurateur.

Les américains sont là, deux photos qui illustrent la paix bientôt retrouvée pour tous. Paris sera libérée le 25 août 1944.

Le département de la Manche célèbre le 75e anniversaire de la libération du Sud Manche, durant quatre jours de festivités, du mercredi 31 juillet au dimanche 4 août 2019. Rétrospective entre Jullouville et Granville.

Les fêtes du 75e anniversaire de la libération du Sud Manche

A Jullouville, une bannière a été placée à l’entrée du camp américain reconstitué, où le Général Eisenhower avait établi son QG, son quartier général. C’est une clairière un peu en retrait de la plage, et cachée par des pins maritimes. De Jullouville il a organisé les mouvements des armées dans la bataille de Normandie, comme le montre la carte ci-dessous.

Devant le bâtiment occupé jadis, par le Général Eisenhower, une messe est célébrée pour la paix, sur le capot d’une jeep.

Un musée à ciel ouvert. Les associations de collectionneurs de véhicules et  de matériels militaires américains, se sont mobilisés pour venir dans la Manche, fêter l’événement. On compta plus de 100 véhicules.

Véhicules américains
Le campement américain à Jullouville

Sur le site de Granville, à la pointe du Roc

A Granville le nouveau monument de la France Libre

Un des vieux blockhaus encore présent à la pointe du Roc

L’Aibus A380, escorté par la Patrouille de France, au-dessus du Mont-Saint-Michel.

C’est la finale d’un meeting aérien le dimanche 4 août, devant 150.000 spectateurs, sur les plages de 7 kms de Kairon, Jullouville et Carolles qui se suivent.

La foule sur la plage de 7kms, à Jullouville
L’Airbus A380 dans le ciel, au dessus du Mont-Saint-Michel

Une borne à la mémoire des libérateurs du Mont-Saint-Michel, inaugurée le samedi 1er juin 2019.

Borne nouvelle symbolisant la Voie de la Liberté au Mont-Saint-Michel. Elle est située à « La Caserne » au complexe hôtelier.

C’est en présence du Maire du Mont-Saint-Michel, M. Yan Galton qu’une borne de la Voie de la Liberté a été inaugurée. Cette borne est sans kilométrage, car elle ne se trouve  pas sur la Voie de le Liberté, elle est destinée à honorer les deux généraux américains Dwight Eisenhower et Geoge Patton qui fin juillet 1944 ont libéré la commune du Mont-Saint-Michel. Madame Hélen Patton, était présente, en mémoire de son grand-père, le général américain George Patton.

La Voie de la Liberté, longue de 1145 kms, commence à Sainte-Mère l’Eglise, kilomètre zéro, et va jusqu’au Luxembourg à la ville de Bostogne. Elle symbolise le passage des armées de libération à travers la France et l’Europe. Elle passe à Avranches donc très près du Mont-Saint-Michel. Photo de la 1ère Borne de la Voie de la Liberté, kilomètre zéro.

 

 

Un conflit très meurtrier pour les deux parties, qui impose le recueillement.                                 

Le cimetière américain  de Saint-James, situé à 15 kms environ au Sud du Mont. Il regroupe 4.400 soldats américains tombés dans la bataille de Normandie.

Cimetière américain de Saint-James à 15 kms au Sud du Mont

L’Ossuaire allemand du Mont-d’Huisnes

Ossuaire allemand du Mont-d’Huisnes à 6kms du Mont-Saint-Michel

Il abrite dans 68 alvéoles, les restes de 11.887 militaires tombés en France.